L'Ours en question, questions sur l'Ours




      Pour en savoir plus ...

Qui est pour ? Qui est contre ?

   
 

Tous les sondages réalisés depuis 1992 montrent que les Pyrénéens sont très majoritairement favorables à la présence de l’ours dans les Pyrénées. C’est encore plus vrai quand on interroge l’ensemble des Français.
Dans les Pyrénées, les opposants appartiennent essentiellement au monde de l’élevage. Une bonne partie des élus locaux les soutiennent. Contrairement à une idée reçue, les chasseurs ne sont pas majoritairement défavorables.
Si la présence de l’ours ne les empêche pas de chasser, la plupart sont prêts à discuter d’adaptations permettant la cohabitation.

 

 
Télécharger "Empreinte N°5", présentant les résultats du dernier sondage sur l'ours dans les Pyrénées
(IFOP pour la Diren Midi-Pyrénées - Juillet 2008)
       

L’ours menace-t-il le pastoralisme ?

 
 

Non. Les dégâts restent faibles, environ 1% des pertes globales, et sont bien indemnisés.
De plus, les aides à l’élevage du Plan ours permettent de limiter les pertes en finançant l’embauche de bergers, les chiens de protection, les clôtures électriques, le transport de matériel par muletage et hélicoptère, les radiotéléphones…
Grâce à ces mesures, les pertes de brebis en montagne sur le massif pyrénéen sont plus faibles aujourd’hui qu’avant les premiers lâchers d’ours.

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’attaque  par  un  ours  (ou  un  loup  dans
les Pyrénées Orientales) est la seule cause
de mortalité des brebis systématiquement
indemnisée.

       

La cohabitation Homme - Ours est-elle possible ?

   
 

Elle existe dans de nombreux pays d’Europe et du Monde, dans des contextes géographiques, sociaux et culturels comparables aux Pyrénées.
C’est une demande sociale forte qui justifie entre autres le soutien indispensable apporté aux éleveurs pyrénéens.

   
       

Faut-il cantonner les ours dans un parc ?

   
 

C’est une proposition de certains opposants.
Cela demanderait des surfaces fermées de plusieurs centaines de milliers d’hectares, actuellement inexistantes.
Par ailleurs, ce parc n’aurait rien à voir avec la protection de la nature et la nécessaire conciliation entre développement et préservation de l’environnement.
De plus, cela ne satisferait pas aux obligations légales de la France de protéger l’espèce.

   
Un peu d'humour ...
       

Faut-il choisir entre ours et élevage

dans les Pyrénées ?

   
 

Non. Raisonner ainsi, c’est maintenir le modèle de développement qui nous a conduit à la crise écologique actuelle.
L’heure n’est plus à l’opposition entre l’Homme et la Nature, mais à la conciliation des enjeux.
Les moyens existent, ils ont démontré leur efficacité.

   
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Quel est l’impact économique de l’ours dans les Pyrénées ?

   
 

Si l’on considère que les dégâts sont bien indemnisés (bétail, ruches), la présence de l’ours n’a pas d’impact négatif sur l’économie locale. Aucune exploitation, aucun apiculteur n’a jamais cessé son activité du fait de l’ours.
À l’inverse, la présence de l’ours a permis de mobiliser des moyens en faveur de l’économie locale.
En 2007, les aides du programme « Ours » ont cofinancés 188 postes de bergers. La grande majorité n’existerait pas sans ces fnancements.
Par ailleurs, les postes de techniciens, de l’administration ou des associations, directement ou indirectement liés au programme « Ours » représentent une vingtaine d’emplois. En équivalent –temps plein, le programme « Ours » génère donc une bonne centaine d’emplois, tous en zone montagne. L’économie pyrénéenne doit-elle, peut-elle, réellement se passer d’une centaine d’emplois ? Quel élu oserait réclamer la fermeture d’une PME de 100 emplois dans les Pyrénées ?

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Un  éleveur  est  indemnisé  pour  une
attaque d’ours :
140 €/brebis
 + 50 € /brebis de
« manque à gagner »
+115  € / attaque  pour  le  surcroît  de
travail (recherche du cadavre …)


       

Comment concilier ours et élevage ?

   
 

En n’oubliant pas que les animaux domestiques doivent rester sous la protection de l’Homme.
Depuis des générations, nous avons imaginé les moyens de protéger les troupeaux des prédateurs. Les techniques modernes les rendent plus effcaces encore. Regrouper les troupeaux le soir et les protéger avec des clôtures électriques et des chiens de protection est très effcace, surtout contre l’ours qui n’est pas un prédateur par nature, mais par opportunité.
Si on lui rend le bétail inaccessible, il se tournera vers d’autres sources de nourriture..

 

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le nombre de brebis « sauvées » par  les
chiens  de  protection  dépasse  chaque
année  le  nombre  de  brebis  tuées  par
des ours.

       

Et la chasse ?

   
 

Beaucoup de chasseurs apprécient l’ours. Là où il est chassé, c’est le gibier le plus « noble ».
On ne chasse pas l’ours en France, mais certaines pratiques de chasse peuvent déranger les ours, voire conduire à des accidents. Il faut ainsi limiter les battues sur les sites vitaux des ours : zones d’élevage des oursons, de tanière, de nourrissage automnal notamment.
Un gros travail d’information et de sensibilisation des chasseurs a été fait, mais il faut le poursuivre. Il faut être imaginatif et volontaire pour mettre en place avec eux des méthodes qui permettent de réduire les risques d’accidents. Les chasseurs pyrénéens doivent réapprendre à chasser et à vivre avec l’ours.

   

       

Qu'est-ce qu'un ours "à problème" ?

   
 

En bon opportuniste, l’ours exploite avec une faculté d’adaptation étonnante toute possibilité de se procurer de la nourriture.
Parfois, un ours peut ainsi prendre des habitudes qui nous posent problème.
Le comportement de l’ours vis-à-vis de l’homme est comme un miroir : s’il nous pose problème, c’est généralement que nous avons eu une attitude inadaptée. Prenons l’exemple des ours qui viennent
fouiner dans des décharges à proximité des villes et villages, comme en Roumanie. Un cas isolé n’est pas problématique en soi, mais il est important de ne pas donner aux ours la possibilité de s’y habituer. En effet, si l’animal associe l’homme à une source de nourriture, il peut devenir moins craintif et donc, devenir un « ours à problème ».

   



 Un peu d'humour ...
     

Que fait-on en cas d'ours "à problème" ?

   
 

Comme dans tous les pays d’Europe, la France a défini un protocole à suivre en cas de comportement problématique d’un ours.
La structure est toujours la même : d’abord, bien évaluer la situation; ensuite, essayer de supprimer ce qui induit ce comportement (protéger les troupeaux, rendre les ordures inaccessibles…); puis, si cela ne suffit pas, essayer de « rééduquer » l’animal par des procédures d’effarouchement par exemple; déplacer l’animal peut aussi être une solution; on peut également l’équiper d’un émetteur afin de mieux le suivre et rendre l’effarouchement plus efficace; enfin, si rien n’y fait, le protocole prévoit la capture définitive, voire l’abattage à tout moment si l’animal présente un danger réel pour l’homme.

 


Télécharger le protocole "ours à problème" français. 
       

Qui paye les mesures de protection ? 

Sont-elles efficaces ?

   
 

En France, l’Etat a décidé d’aider les éleveurs à cohabiter avec l’ours. Ainsi, des mesures incitatives permettent aux éleveurs de mieux protéger leurs troupeaux : embauche de bergers, fourniture de clôtures électriques, mise en place de chiens de protection.
Tous les éleveurs qui ont testé ces mesures constatent une baisse importante des pertes de bétail, généralement au-delà des pertes liées à l’ours lui-même.
En effet, la conduite du troupeau et les soins prodigués par le berger évitent également des pertes par maladies, chutes, foudre…
Une étude réalisée auprès d’une quarantaine d’éleveurs a permis de montrer que la mise en place de chien(s) de protection permet de réduire les pertes par prédation et vol de 92% en moyenne !

 

 
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Quelle est la procédure d’indemnisation ?

   
 

Un berger ou un éleveur suspectant l’ours d’avoir attaqué son troupeau doit le déclarer au service départemental de l’ONCFS (ou au Parc National des Pyrénées). Un expert vient établir un constat qui, selon la conclusion, permet d’indemniser l’éleveur et le berger, très rapidement.
En cas de doute sur la cause de la mort, une commission statue. Si un élément laisse penser que l’ours peut être mis en cause (traces, crottes à proximité, localisation d’ours dans le secteur…), l’éleveur est systématiquement indemnisé.
La France dispose du meilleur système d’indemnisation d’Europe, à la fois le plus rapide, le plus complet et le plus généreux.

 

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Et les dégâts indirects ?

   
 

Toute perte liée directement à une attaque d’ours et constatée par un agent de l’ONCFS ou du PNP est systématiquement indemnisée. Les bêtes déclarées simplement « disparues » ne sont pas indemnisées. Des éleveurs présentent parfois des avortements tardifs comme étant des conséquences directes d’attaques d’ours, mais le lien n’a jamais été établi, y compris par des vétérinaires.

 
 
Un peu d'humour ...
       

Pourquoi entend-on plus les opposants que les défenseurs de l'ours ?

   
 

Les opposants à l’ours utilisent bien les médias, notamment la télévision et les quotidiens régionaux. Un message simple, clair, et radical, ajouté à quelques actions spectaculaires, voire violentes, leur assure une bonne exposition médiatique.
Pour cela, certains opposants à l’ours n’hésitent pas à diffuser de fausses informations, ou à propager des rumeurs. Que n’a-t-on pas entendu sur ces pauvres ours ! Ils devaient faire disparaitre l’élevage, agresser les randonneurs ou encore importer la grippe aviaire en France... l’apocalypse dans les Pyrénées, rien de moins.  Bien entendu, rien de tout cela ne s’est produit.
De notre côté, nous nous sommes toujours interdit cette attitude et nous cherchons constamment à rétablir la réalité : oui, ce n’est pas facile de vivre avec des ours, mais non, c’est loin d’être impossible.
Nous nous tiendrons à cette attitude, la seule responsable sur le long terme.

   



Un peu d'humour ...

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