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Le Conseil d'Etat déboute les opposants à l'ours et rappelle la loi
09-03-2009 - 16:54
Le programme de restauration de la population d'ours est légal, démocratique et raisonnable. Voilà ce que vient de rappeler le Conseil d'Etat, saisi par les opposants à l'ours dans les Pyrénées.
Le Conseil d’Etat a rendu le 23 février 2009 son arrêt concernant la requête déposée en 2006 par les opposants aux lâchers d’ours dans les Pyrénées : ils sont purement et simplement déboutés.
Par l’occasion, la plus haute juridiction française réaffirme quelques vérités et rappelle la loi.
Extraits des « considérants » de l’arrêt :
- les ours Slovènes et les ours pyrénéens appartiennent à la même espèce, Ursus arctos.

- Le plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées a été précédé d'études relatives aux expériences menées dans d'autres Etats européens et une évaluation approfondie des conséquences de cette réintroduction a été réalisée.
- le ministre de l'écologie et du développement durable, [ ] a décidé d'engager, dès cette date (janvier 2005), une concertation portant sur la localisation des réintroductions envisagées, sur le choix du pays d'origine et sur les mesures d'accompagnement à mettre en œuvre ; que ce n'est qu'à l'issue de cette concertation que la décision de procéder à la réintroduction des ours a été juridiquement prise
- si l'espèce « Ursus arctos » n'est pas, à l'échelle européenne, menacée d'extinction, le maintien d'effectifs suffisants pour éviter la disparition à court terme des ours dans le massif des Pyrénées participe de la préservation de la diversité biologique et constitue, au regard du I de l'article L. 110-1 du code de l'environnement, un objectif d'intérêt général. [ ] l'espèce figure au nombre des espèces mentionnées à l'annexe II de la convention de Berne vis-à-vis desquelles l'Etat s'est engagé, ainsi qu'il résulte de son article 6, à assurer une « conservation particulière » ; qu'elle figure également parmi les espèces «d'intérêt communautaire» nécessitant une protection stricte énumérées à l'annexe IV de la directive du 21 mai 1992 (dite « Directive Habitats, faune, flore »).
- cette réintroduction ne saurait être regardée comme étant de nature à provoquer les difficultés rencontrées par certains secteurs de l'économie locale ;
- le Gouvernement a mis en œuvre, afin de prévenir les conséquences dommageables de la décision contestée et, le cas échéant, de les réparer, une série de mesures destinées notamment à réduire les inconvénients de la présence des ours pour les éleveurs.
Une fois de plus, le Conseil d’Etat rappelle le caractère légal, démocratique et raisonnable des lâchers d’ours dans les Pyrénées.
L’avenir de la population n’étant toujours pas assuré, Pays de l’Ours – Adet renouvèle sa demande de nouveaux lâchers d’un ou deux ours chaque année, afin de reconstituer progressivement mais surement une population viable d’ours bruns dans les Pyrénées, conformément aux obligations légales de la France.
Pour en savoir plus :
- Télécharger l'arrêt du Conseil d'Etat sur le plan ours



