Les mesures d'accompagnement

Afin de soutenir les professionnels et de permettre au programme de réintroduction de se dérouler dans les meilleures conditions possibles, l’État propose aux éleveurs deux types de mesures, les mesures de prévention et les mesures d’accompagnement permettant la cohabitation avec l’ours.

 

Les mesures de prévention

 

Elles visent à diminuer efficacement les attaques d’ours :

  •   incitation au gardiennage permanent des troupeaux grâce à des aides pour l’embauche d’un berger.
  •   mise en place de chiens de protection : le patou ou montagne des Pyrénées. Ce type de chien est utilisé dans le monde entier (sous différentes races) pour repousser les prédateurs : ours, loups, lynx, pumas, coyotes … mais aussi les chiens, divaguants ou errants.
  •   mise en place de parcs de contention ou clôtures électriques mobiles.
  •   présence de bergers itinérants ayant pour mission d’aider les éleveurs à protéger les troupeaux présents dans les zones fréquentées par les ours. Ils informent et sensibilisent les éleveurs, responsables d’estives et bergers.

Les mesures d’accompagnement :


Ces mesures visent à l’amélioration des conditions de vie et de travail en estive des éleveurs ou bergers :

 

  •   les héliportages et portages par bât qui permettent de transporter le matériel nécessaire au berger (sans avoir pour cela à ouvrir de nouvelles pistes pour accéder à l’estive en voiture).
  •   les aménagements de cabanes pastorales et de points d’eau.
  •   la mise en place de système de communication qui assure aux bergers de pouvoir disposer d’une liaison en cas d’accident, d’attaque d’ours ou de problème avec le troupeau, de faire circuler l’information ainsi que d’être en contact avec leur famille.
  •   la mise en place d’une animation visant à sensibiliser les éleveurs, les responsables d’estive, les élus et les bergers aux mesures de protection des troupeaux et aux aides mises en place.

L’ensemble de ces mesures améliorent les conditions générales d’activités et de vie sur l’estive :
moins de pertes qu’elles soient dues à l’ours mais à toute autre cause (chiens, maladies, foudre, accidents …), assurance d’un véritable statut social au berger ainsi que d’une reconnaissance de son métier, entretien du paysage et maintien d’un patrimoine culturel essentiel dans les Pyrénées.

Pour en savoir plus : Les aides à l'élevage en zone à ours (détails et barême 2007)